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C’est un jeune homme qui souffle dans sa trompette inlassablement, dans son souffle il y a ce Liban si lointain, si proche, cette manière d’entrevoir le monde.
C’est un pianiste, magnifique, le plus prometteur du jazz italien, qui nous invite à nous fondre dans les tarentelles, chants folkloriques de son sud natal.
C’est cet homme libéré, au panthéon de la musique avec la section cuivre de James Brown, qui se propose de réunir au son de son trombone plusieurs générations du continent américain.
Selon la soirée, c’est une Coréenne à la voix admirable, une Turinoise à la voix envoûtante, amoureuse dés leur première rencontre de cette musique complexe et exigeante, mais si pleine d’émotion.
Dix musiciens mélangeant la musique klezmer, le funk, le hip-hop, le rap,c’est une façon de fabriquer un collectif, un langage commun.
Un jeune grenoblois qui tisse des frontières imaginaires avec sa contrebasse, son Sud est plus au sud, son Est est à l’orient et danse le flamenco.
Ils sont polonais et ne sont pas du genre finement marqueté :lui chante et apprivoise la mélodie de six langues, eux défient les notes traversées d’ailleurs.
C’est encore un trompettiste, peut-être le meilleur, qui joue tout le temps, en duo, en trio, en quartet,en quintet ou en big band,
pour rendre hommage à la « great black music », une référence musicale et des souvenirs dans la tête.
Il est né dans une famille juive d’immigrés hongrois, sa poésie est décalée et dans sa boîte de Jazz, il y a un joueur de blues qui remonte la Seine à la recherche du Mississipi : il s’appelle Michel et il est blanc de peau. Fred, qui est afro-américain, et Michel ont reçu de nombreuses distinctions en plus de 30 ans de carrière et ont traversé différents courants musicaux. Ils ont connu des salles immenses pleines à craquer et ils seront là, avec les autres artistes, pour que vive le festival Crest Jazz vocal 2010.
Mais il y aura vous aussi, public :amateurs sagaces, amoureux de la musique qui venaient les écouter, les voir : « Les Jazzmen sont incomparablement spectaculaires. Ils sont aussi incroyablement romanesques.C’est parce que pour jouer du Jazz, il faut être le plus soi possible, le plus singulier.On parle de « Jazz attitude » parce que, oui, le jazz est une façon d’être, qu’on en joue ou pas…Le type d’émotion que procure le jazz, n’est pas, mais pas du tout la sentimentalité,mais bien la fierté, celle d’être pleinement un être humain. Généreux, vigilant, intelligent, vif, compatissant » Michel Contat.
Et nous y seront nous aussi, les 130 bénévoles défenseurs du spectacle vivant, sans compter nos heures et nos efforts pour que vous puissiez consommer sur place ce bonheur musical. Nous nous activerons en coulisses, faisant de notre mieux pour que chacun de vous apprécie notre Jazz brassé de blues, de funk, de hip-hop, de musiques populaires, de rythmes arabes, juifs, gitans, espagnols, italiens, polonais, toulousains…
Et nous ne sommes pas seuls à être enthousiastes à tracer ce chemin multiculturel pour les acteurs et les spectateurs de la musique d’aujourd’hui. Les collectivités municipales, départementales ou régionales, les sociétés de perception et de distribution des droits des artistes, les sponsors, les partenaires, les prestataires, les amis …
Ils sont à nos côtés et créent l’environnement favorable au 35ème Festival Crest Jazz Vocal.
Alain BELLON, Président de l’association.