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Trio Serret-Gallix-Convert

La rencontre de trois acrobates de la musique : un batteur sensible et percutant, Nicolas Serret, un contrebassiste dynamique et fougueux, François Gallix et un guitariste virtuose et attentif, Benoit Convert, un trio tout nouveau qui ne se produit que pour la seconde fois et c’est à la Tartine que revient l’honneur de présenter le Trio Serret-Gallix-Convert.
Début du concert, un arrangement de Turnaround (O. Coleman), l’effet est immédiat le trio plonge la salle dans une atmosphère à la fois énergique et douce, cadencée et retenue, faite de connivence et de clins d’œil, de rythmes soutenus ou de balades délicates.
Naturellement complices les artistes proposent des standards et des réécritures de thèmes tels Countdown et Equinox de J. Coltrane ou Bright size et Question and answer de P. Methery.
Nicolas Serret concentré, bat avec souplesse et finesse des rythmes ciselés qui soutiennent les mélodies, François Gallix généreux et énergique, fait vibrer les cordes de sa contrebasse avec un doigté sûr et ferme, Benoit Convert doué d’une vélocité impressionnante, caresse ses cordes avec précision et subtilité, utilise avec bonheur les harmoniques.
Les musiciens s’amusent, heureux de jouer avec les notes, dialoguent, s’interpellent, s’écoutent, enchainent les solos et les improvisations, transmettent au public le plaisir de partager ces moments d’émotion.
De trois excellents musiciens naît le Trio Serret-Gallix-Convert à inviter, soutenir et suivre ; leur fraicheur, leur générosité, leur sensibilité, leur spontanéité, leur talent respectif sont le gage de concerts de qualité.

Nicolas Serret : batterie
François Gallix : contrebasse
Benoit Convert : guitare

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Riad & Noémie :
Duo Soul Jazz Chanson

 

Ce soir, Riad & Noémie, une salle comble, quelques notes suffisent pour que le public succombe au charme des mélodies, chacun intallé sur sa chaise, silencieux, de ce silence admiratif, respectueux, ce silence qui permet une écoute de qualité, le concert prend corps, s’intensifie jusqu’à la dernière note.
Noémie LACAF, une voix claire et précise, parfois agréablement nasale, parfois douce et feutrée, toujours juste et émouvante chante aussi bien l’anglais, l’espagnol ou le portugais que le français. Les paroles se fondent à la mélodie, elles sont interprétées avec douceur, ornées de rares scats ciselés et de quelques vibratos maitrisés.
Riad Klai, guitariste talentueux, improvise, exécute des solos avec virtuosité, accompagne, soutient avec sensibilité et met en valeur avec finesse les airs. Guitariste confirmé, il reste modeste et professionnel. Les nombreux signes de complicité contribuent à la cohérence du duo qui propose des reprises adroitement interprétées (Blackbird, Hallelujah, Je me suis fait tout petit, Groupie pianiste, …) et des standards (Cheek to cheek, Summetime, My romance, …) délicatement arrangés par Riad Klai. Les ballades, les swings, se suivent, s’enchainent, forment un tout, une entité, dégagent une atmosphère apaisante, stimulante et authentique. Une de ses soirées qui en appellent d’autres. Merci les artistes!

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The Steady Rollin' Men

Crest Jazz Vocal crée toujours l’évènement et ce premier club 2014 ne déroge pas à la règle en invitant un groupe de blues, The Steady Rollin’ Men, un quatuor de jeunes musiciens talentueux qui sait dès les premières notes conquérir un public nombreux.

Le chanteur de 19 ans, Xavier BERLAND est aussi guitariste et harmoniciste et le guitariste de 19 ans Jean-Noël AUNET sont complices depuis 2009, le bassiste de … 19 ans Jordan BALSSA actuellement à la JAV (école de jazz de Valence) et le batteur de 23 ans Jonathan THIVILLIER qui baigne dans la musique (joue, enseigne, arrange) les ont rejoint pour former ce groupe qui se produit depuis bientôt deux ans.

Tous les quatre, très bons musiciens, s’amusent sur scène, débordent d’énergie et font partager leur enthousiasme à l’auditoire qui les encourage par des claquements de mains rythmés. Ils viennent des environs de Saint-Vallier au nord de la Drôme et distillent leurs mélodies aux accents rythm and blues, parfois un peu rock parfois plus ballade au gré des compositions telles Why Jesus’ heart is made of stone, Oh Lord i’m gonna see my babe, Voodoo Girl ou I want you de Jean-Noël AUNET et Xavier BERLAND, ou des rares reprises comme Purple rain (Prince) ou Oh happy day.

Leur jeunesse leur procure fraicheur, audace, entrain, insouciance, spontanéité, favorise le dialogue avec le public, donne envie de danser. « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années » écrit Corneille dans le Cid. Le quatuor entreprenant poursuit sa route, se produit à Roman le 17 janvier, il a déjà enregistré deux disques (Steady Rollin’ Men et I’MCOMIN’) et travaille sur un troisième. Encore une soirée qu’il ne fallait par manquer, merci aux programmateurs pour cette découverte, merci au quatuor pour cette prestation généreuse, et captivante. Daniel KIRCHNER

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Duo Dabrowski-Reiter

Wouaouououh !!! Déboussolant, époustouflant, déroutant, inhabituel, décoiffant, énergique bref : « on aime » ou « on n’aime pas » ce qui est sûr, c’est que le duo ne laisse pas indifférent.
Ce soir à la Tartine, Crest Jazz Vocal a invité, pour son dernier club 2013, le duo Dabrowski – Reiter, qui a gagné le prix de la SACEM au concours de l’été. Deux musiciens hors pair qui produisent un spectacle rare, un spectacle inédit, pour le public de la Tartine seulement, ce soir là, qui ne se refera pas ailleurs, un moment unique : un concert de musique instantanée, du moment présent, un concert de musique improvisée.
Elise Dabrowski, une voix lyrique, à la fois douce, grave et sensible, claire et nasillarde, utilise un langage qui lui est propre, passe des mots sons à l’émotion, excelle dans les pianissimo et dans les forte, dans les scats et les onomatopées. Elise Dabrowski aussi contrebassiste, maîtrise l’instrument avec dextérité, vélocité, se sert de l’archer pour faire vibrer les cordes ou d’un maillet de batteur pour les frapper, les gratte sur toute leur longueur, les visite dans leurs moindres recoins.
Raphaël Reiter s’installe au piano, plaque les accords ou les joue en arpèges, cses doigts courent sur le clavier, toujours à l’écoute, concentré, libère une énergie douce, parfois musicale parfois dissonante toujours authentique. Raphaël Reiter aussi tromboniste, mais du trombone à piston, sort des sons feutrés, rugueux, des souffles, des « toûoûoûtes » de cornes de brume, des sons roulés, surprenants. Le duo vraiment extra-ordinaire, nous fait vivre un moment musical particulier de vérité, d’authenticité, de dialogue, de questions - réponses, il nous emmène là où nous ne nous y attendons pas.
Une note est jouée, une note est chantée et le voyage commence, c’est le début d’un morceau, la note est reprise, accompagnée, arrangée, embellie, se transforme en mélodie, une émotion du public, dont la qualité d’écoute ne failli pas à sa réputation, un regard à l’autre, et la musique se modifie, diverge, se distord, chante.
Vrai moment d’improvisations qui se renforce quand, tout à coup, Richard Reiter fait sonner l’euphonium, qui dormait à la Tartine depuis des lustres, et qu’Elise Dabrowski accompagne de sa contrebasse et rythme de ces vocalises douces et harmonieuses.

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Joak

Le Club d’hiver de Crest Jazz Vocal retrouve ses activités à La Tartine, restaurant de Crest tenu par Véronique (accueil enthousiaste, ambiance conviviale, assiette gourmande!).
Ce soir le club accueille Jöak, duo régional, rencontre de deux sensibilités, un contrebassiste Jean-Pierre Almy et une voix Roxane Perrin. Dès l’ouverture du concert Jean-Pierre Almy en solo captive et surprend l’auditoire curieux par ce rythme calme et doux, Roxane s’insinue dans la mélodie de la contrebasse et dévoile, de sa voix fluette, un Summertime original.

Le duo nous offre un concert d’arrangements de standards (Summertimes I feel), de poèmes mis en musique (Demain dès l’aube … de Victor Hugo, Les feuilles mortes de Jacques Prévert), de reprises de succès (Probably de Sting, Gottingen de Barbara, Jöga de Björk, Free de Stevie Wonder), de compositions personnelles (Mon lune, Désert écrits par Roxane), sa musique prenante et sensible force l’assemblée à une écoute attentive.

Jean-Pierre Almy aime inventer, créer, improviser, tout en émotion, tout en douceur. A l’archer il caresse les cordes, les fait grincer, des mains il les pince, les frappe ou fait des glissades. Il sait aussi écouter, soutenir, répondre, il donne le tempo et les mélodies s’enchaînent.

Roxane, un timbre modulé, touchant et toujours juste, sa voix susurre se fait plus forte, devient rocailleuse, enrouée puis, comme pour s’excuser, redevient la voix perchée, enfantine de petite fille timide. Elle annonce les morceaux en choisissant ses percussions (bâtons de pluie, collier de coquillages, colliers de clochettes, maracas) n’hésite pas à utiliser le « body drumming » ou à prendre l’archer pour jouer avec les cordes de la contrebasse.

Belle complicité des deux musiciens qui gratifient les nombreux spectateurs attentifs et absorbés, d’une musique mélodieuse, calme, sensible et émouvante.

Roxane Perrin voix, percussions
Jean-Pierre Almy contrebasse

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Trio DT

Toujours agréable de se retrouver à la Tartine dans cette atmosphère feutrée qui donne à la musique un relief si particulier !

Une cinquantaine de personnes est venue pour le Jeudi’d’Jazz de novembre écouter un groupe lyonnais de jeunes musiciens : leTrio DT : un orgue tenu avec aisance par Camille THOUVENOT, une guitare que fait chanter Yanni BALMELLE et une batterie conduite avec délicatesse par Josselin PERRIER. Le public voyage d’arrangements originaux comme « Emmenez –moi » d’Aznavour, à des standards rafraichis tel « Night Im Tunisia » de D. Gillespi ou « I Mean You » de TH. Monk en passant par des compositions inventives de Josselin (« Yakamoz », « Source », « Dr D. ») et de Yanni (« La fougue », « Expremi », « S.A.A. ») ; les airs sont harmonieux, rythmés, entraînants.

Le groupe s’amuse, se répond d’un instrument à l’autre, à l’orgue Camille, une dextérité sûre, interprète des mélodies de la main droite alors que la main gauche matérialise la basse, à la guitare Yanni distille des notes claires, justes, aériennes et enrichit la musique que rythme en finesse Josselin sur sa batterie dont il sait utiliser tous les éléments de percussion, avec créativité et sensibilité. Daniel Kirchner

Camille Thouvenot : orgue
Yanni Balmelle : guitare
Josselin Perrier : batterie

 

 

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Melody Makers

Cette formation nous gratifie de plus d’une heure et demi de "pop jazz" aux accents rock avec des reprises adaptées de Police, Radiohead, Costello, Deep Purple et des compositions du trio Mamy has a toy, Asphalte, Two steepin, So frenchy, Papy as a toy …

La musique rythmée jamais trop forte mais toujours puissante et tonique se mêle à la chaleur ambiante, la proximité du public donne au concert une air de complicité entre les musiciens et l’auditoire.

Le batteur Cédric Affre maîtrise avec subtilité baguettes, balais, mailloches, pédales, fûts et cymbales pour une rythmique sobre et variée, discrète mais suffisamment dynamique pour soutenir les mélodies ou improviser de courts solos. La rythmique est aussi assurée par l’expressif Clément Petit et son violoncelle à cinq cordes ; il en joue avec un doigté sûr, les cadences qu’il imprime avec habilité soutiennent celle du batteur. Il interprète également des mélodies, réalise des improvisations riches et chanatantes pinçant les cordes avec justesse ou les frottant avec l’archer tout en douceur, toujours dans la bonne humeur. Pierrejean Gaucher, virtuose de la guitare connaît les lieux (il a enseigné son art à l’occasion de plusieurs stages organisés pendant le festival de Crest Jazz Vocal). Leader du trio, il est très concentré et impressionne par sa facilité apparente à distiller les airs dynamiques et rythmés, pince sans rire, il captive l’assemblée.

Melody Makers c’est aussi une grande connivence : un clin d’œil et c’est une improvisation qui démarre, un geste et les musiciens reprennent le thème. Un dernier concert de qualité pour un public attentif et conquis venu nombreux.

Pierrejean Gaucher guitare
Clément Petit violoncelle
Cédric Affre batterie

Photo Daniel Kirchner

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A Voix Basse

Atmosphère conviviale, repas proposé par le Tartine terminé, tables enlevées, chaises disposées face à la scène improvisée « A voix basse » commence son concert de ballades et de blues. Sophie et Daniel Despagne* une voix et une basse acoustique jouent des compositions et des standards dans une ambiance intimiste. Ils sont rejoints par leur ami et complice, Marc Drouard, guitariste de talent, qui ajoute une dimension « En 3 D » au duo.

Le public nombreux et attentif assiste à une généreuse discussion musicale. La basse de Daniel donne le rythme, soutient la voix assurée, douce et profonde de Sophie, les mélodies du guitariste se fondent à l’ensemble.

Les improvisations faites de connivences entre la guitare et la basse, la guitare et la voix, puis la basse et la voix, les échanges entre les musiciens et l’auditoire donnent à l’interprétation une authenticité qui s’égrène à travers « Smoke on the water », « Jumping Jack flash », ou des compositions de Daniel Despagne « To be nervous », «Chanson douce », « Pas à pas », ou de Marc Drouard « Allez on rentre ». C’est autour d’un verre de clairette offert par notre partenaire « Jaillance » que se quittent les convives enrichis d’un nouveau concert. Daniel Kirchner

Sophie Despagne : chant,
Daniel Despagne : guitare basse,
Marc Drouard : guitare


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Lionel Martin & Jean-François Baez

Dès les premières notes, les musiciens se fondent dans leur musique. Ils la laissent s'insinuer en eux et s'y abandonnent pour mieux la vivre. Jean-François Baez intériorise, Lionel Martin extériorise.

La musique devient visuelle et on partage pleinement chaque histoire que le duo nous raconte. La respiration des musiciens, les râles, le bruit sec des tampons du saxophone ou des touches de l'accordéon sont autant de ponctuations, de percussions, parties intégrantes de l'univers sonore.

Suivent ensuite une série de morceaux dont l'inspiration est en provenance des plaines de l'Europe de l'Est. L'accordéon devient plus rythmique, le saxophone est tantôt soprano et virevoltant, tantôt baryton, grave et sombre.

Lionel Martin : sax, Jean-François Baez : accordéon

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Rémi Collin Trio

 

Pur produit de cette prolifique pépinière de talents qu’est Jazz Action Valence, le Rémi Collin Trio a charmé le public nombreux qui s’était donné rendez-vous à la Tartine pour le premier concert de l’année 2013.

Le Trio a interprété des compositions originales de Rémi Collin, expression d’une sensibilité profonde et déjà mûre malgré le jeune âge des musiciens. Leur musique moderne et enjouée, dans laquelle on pouvait deviner un substrat de références à quelques grands artistes tels que Bill Evans, Marcus Miller, Ahmad Jamal et E.S.T., a été très appréciée et saluée par les applaudissements nourris de l’audience.

Rémi Collin : piano
Lucas Mège : batterie
Bernard Rey : basse